Démantèlement et recyclage d’avions en fin de vie : comment ça marche ?

Trois mots sont tabous chez TARMAC Aerosave : ferraille, casse et cimetière. Ferraille, parce que les matériaux qui composent une machine aussi complexe qu’un aéronef sont extrêmement divers. Casse, parce que chez TARMAC Aerosave, on ne casse pas, on ne broie pas : on déconstruit, on découpe, on démonte, on trie. En un mot, on recycle. L’avion est valorisé à plus de 92% de sa masse. Cimetière, parce que chez TARMAC Aerosave les avions ne meurent pas, ils se réincarnent.

Un démantèlement complet dure environ six semaines. À son arrivée chez TARMAC Aerosave, l’aéronef appartient encore à son propriétaire, un lessor (loueur) ou une banque la plupart du temps, car seule une partie des avions de la flotte appartient à la compagnie aérienne qui les opère. Le propriétaire établit une liste des équipements qu’il souhaite récupérer, c’est-à-dire ceux qui ont une valeur sur le marché de l’occasion : moteurs, trains, avionique. TARMAC Aerosave se charge de les démonter, de les conditionner, puis soit de les stocker dans son magasin, soit de les envoyer chez le propriétaire.

Ensuite, l’aéronef passe du statut d’avion à celui de déchet. Il est désormais la propriété de TARMAC Aerosave. Le processus de recyclage, complexe et développé par TARMAC Aerosave dès sa création en 2007, s’enclenche. Toute la structure, jusqu’au moindre rivet, est démontée. On trie par matériau et par type de pièces : fluides, plastiques, métaux, tissus, câblages. Les morceaux sont ensuite envoyés vers les filières de recyclage.

Quand il ne reste plus que la cellule, l’enveloppe, celle-ci est sectionnée : les ailes d’abord, puis le fuselage par tronçons, grâce à un portique de découpe, lui aussi unique au monde, conçu et breveté par TARMAC Aerosave. Il s’agit d’une découpe à froid, ce qui évite tout risque d’incendie, à l’aide d’un câble diamanté. Pendant la découpe, celui-ci est arrosé d’eau, afin d’éviter les émanations de poussières qui retombent directement vers le sol et sont drainées. Enfin, les tronçons ainsi obtenus sont réduits en petits morceaux et recyclés. Nous sommes bien loin de l’image des pelles mécaniques qui « mordent » violemment dans le fuselage sans distinguer si elles arrachent du métal, un bloc de sièges ou un réseau électrique.

Pour aller plus loin, TARMAC Aerosave travaille sur des projets de recherche avec son partenaire Suez, afin de recycler les matériaux composites. Elle a par ailleurs créé, en 2025, la marque TARMAC Legacy, afin de proposer à la vente aux particuliers passionnés et aux professionnels, une collection d’objets créés à partir des pièces non recyclées.

Au-delà du recyclage, le cycle de vie de l’avion se poursuit avec le surcyclage.

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